Après avoir trié et rangé mon appartement, voir les articles En route vers le minimalisme et Ma méthode de rangement , je décidai que je devais faire en sorte de ne plus accumuler d’objets inutiles qui encombreraient mon intérieur. Ce qui m’obligerait à nouveau à faire du tri et du rangement.

Je décidai donc d’acheter en conscience.

Acheter en conscience : késako

Il s’agit en fait d’acheter ce dont on n’a besoin, ni plus ni moins, pour éviter d’entasser chez soi des objets dont on ne se servira pas. Pour cela, la méthode BISOU, dont j’ai entendu parler lors d’un reportage à la télévision, m’a beaucoup aidée et m’aide encore aujourd’hui.

Un BISOU pour m’aider

BISOU est en fait l’acronyme de 5 mots :

B pour Besoin

I pour Immédiat

S pur Semblable

O pour Origine

U pour Utile

Ces 5 mots représentent des questions à se poser lorsque l’on veut acheter quelque chose.

B pour besoin. Quand on veut acheter un objet, il s’agit de se demander si on en a vraiment besoin ou pas. Si c’est non, on peut le reposer tout de suite et passer son chemin.

Si c’est oui, on passe à la question suivante.

I pour immédiat. En a-t-on un besoin immédiat ? Ou peut-on différer l’achat ?

Là encore, soit on en a un besoin immédiat, par exemple pour remplacer un autre objet qui vient de tomber en panne, et on peut alors effectuer l’achat.

Soit on n’en a pas besoin tout de suite, et on peut passer notre chemin. Par exemple, il est inutile d’acheter un grille-pain si on en a déjà un qui fonctionne très bien.

S pour semblable. On rejoint là le I d’immédiat. N’a-t-on pas déjà un objet du même type chez soi ?

Si oui, il est inutile d’en racheter un deuxième ( voir l’exemple du grille-pain vu plus haut). On risque de le stocker dans un coin de la cuisine, et, comble de l’absurde, de ne plus se souvenir qu’on a un grille-pain d’avance quand le premier sera en panne et qu’on aura vraiment besoin de le changer. Ne riez pas, ça m’est arrivé avec un mixeur.

O pour origine. D’où vient l’objet ? De quel pays ? Comment et par qui a-t-il été fabriqué ? A-t-il fait des milliers de kilomètres pour arriver jusqu’à notre magasin, polluant ainsi la planète ? Ou a-t-il été fabriqué par un artisan local ?

Personnellement, je préfère aujourd’hui acheter local, quitte à payer un peu plus cher. D’abord pour lutter à ma manière contre la pollution de la planète. Un objet qui aura fait des milliers de kilomètres aura une empreinte carbone importante. Ce qui veut dire que son transport aura créé plus de pollution.

Ensuite parce qu’acheter local, c’est acheter la plupart du temps des produits de qualité.

Et c’est encore plus vrai pour la nourriture. Je prends souvent comme exemple les kiwis bio de Nouvelle-Zélande. Ils n’ont de bio que le nom. Certes, ils ont été cultivés dans le respect des éléments d’un cahier des charges bio. Mais le fait de leur avoir fait faire des milliers de kilomètres pour les exporter jusqu’en France fait perdre tout le bénéfice du bio à la planète.

Alors qu’il y a de très bon kiwis bio en France produits par des producteurs français. Encore faut-il le savoir.

U pour utile. L’objet que nous voulons acheter nous sera-t-il utile ? On rejoint ici les notions de besoin et de semblable. A-t-on réellement besoin de ce produit ? N’en a-t-on pas déjà un-semblable ou différent, qui remplit la même fonction ?

Pourquoi acheter en conscience

Cette façon d’acheter permet:

1/ de créer, et/ou de maintenir des emplois implantés localement dans les commerces de proximité.

2/ d’avoir des produits de meilleure qualité et d’être protégés en tant que consommateurs. En France, notamment, nous avons une réglementation qui fait que le fabriquant d’un produit ne peut pas faire n’importe quoi et doit se soumettre à certaines règles et respecter certaines normes.

Le consommateur est ainsi protégé. J’en veux pour exemple des allergies provoquées à cause de vêtements fabriqués en Chine et notamment d’un produit utilisé pour la fabrication de ces vêtements autorisé en Chine mais interdit en France. Vous pouvez retrouver l’article du magazine Le Point en cliquant ici.

Je n’ai rien contre la Chine. Mais les règles en matière de consommation sont moins protectrices pour le consommateur, et pour sa santé, que celles que nous avons en France. Et cet exemple montre bien les raisons d’exister de cette réglementation qui peut parfois paraître lourde.

3/ de lutter contre la pollution de la terre et le réchauffement climatique en achetant des produits fabriqués proches de chez soi et qui n’auront pas fait des milliers de kilomètres pour arriver jusqu’à chez nous.

Les autres bénéfices de cette façon d’acheter

Il y en a plusieurs.

Tout d’abord, celui d’avoir un impact positif sur la santé. La nourriture est de meilleure qualité et de saison, puisque le fait d’acheter local implique qu’on ne peut pas acheter des produits hors saison, comme les fraises en hiver par exemple. Sinon, ça implique que les fraises viennent d’un pays où il fait chaud en hiver.

Il y a aussi un aspect durable : on achète de meilleure qualité, donc soit on garde plus longtemps, soit on recycle plutôt que de jeter.

L’impact sur notre espace de vie est également positif. En achetant moins mais de meilleure qualité, on entasse moins. Notre espace de vie est plus épuré. Il n’y a pas besoin de le ranger constamment.

On gagne du temps.

De plus, les énergies circulent mieux, et de ce fait, on se sent mieux et on est en meilleure forme.

Dernière conséquence positive mais non des moindre. Elle concerne nos finances. Même si on achète plus cher, on achète moins, et donc au final, on dépense moins. Une robe à 90 euros coûtera toujours moins cher que deux robes à 50 euros.

Conclusion

Notre façon de consommer a un impact sur nous, mais également sur les autres et sur notre environnement. Soyons responsables et choisissons consciemment ce que nous achetons.

Notre quotidien en sera amélioré, mais également celui d’autres personnes, et la planète nous dira merci.

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